Australia : Great Barrier Reef

3 Janvier 2008


Phil et moi partons ensuite en amoureux vers les eaux limpides des Whitsundays Islands, au large de la grande barrière… Nous avons installé notre tente sur une petite île déserte, Hook Island… Vive le camping sous 30°C(un bonheur, pas vrai Phil ? ;-) au milieu des varans non craintifs…

L’île est une réserve naturelle équipée d’un petit ressort tenu par une famille australienne des plus accueillantes et à l’accent des plus surprenant (« hein ??? qu’est-ce qu’elle a dit ?? » au point de ne plus se croire en Australie !). Les campeurs y disposent d’une cuisine et de douches avec une eau désalée. Ils nous prêtent des combinaisons anti-méduses (hypeeeeer sexy), nous évitant les piqûres qui peuvent être jusqu’à mortelles dans la région…

Nous y avons découvert les joies du snorkeling dans de magnifiques jardins coralliens regorgeant de poissons et d’autres animaux aux milles couleurs… Nous avons nagé parmi les coraux et les tortues (sic !), profitant de cette merveille de la nature en grand danger de disparition… notamment suite à l’essor touristique de la région, de nombreux tour-operators négligeant l’aspect durable de leur activité… Les bateaux jetant négligemment l’ancre sur des récifs nous énervent rapidement.

Après quatre jours sur ce petit paradis, nous avons décidé de changer d’île et un bateau nous dépose sur Hamilton Island… où à peine débarqué nous regrettons le paradis perdu d’Hook Island. Hamilton est un repaire à touristes fortunés, les hôtels défigurant le paysage se voient de loin… les touristes y circulent en buggy. Nous fuieront cette île pendant la journée pour des excursions en bateau, qui nous ramène à Hook Island et ses jardins de coraux pour notre plus grand plaisir et nous fait découvrir des paysages de carte postale : plages de sables blanc et eaux dans tous les tons dégradés du turquoise. Et le soir, nous profitons du confort d’Hamilton et des petits resto sur la marina… vive les vacances. Ce sera ma seule occasion de voir les célèbres kangourous et ces cryptiques petits koalas… dans un zoo !!!

Sydney parade

24 DECEMBRE 2007

Après un vol interminable et un noël passé inaperçu lors de cette traversée aérienne des fuseaux horaires, je débarque à l'aéroport de Sydney où m'attendent Phil et Dev, l'un de nos adorables hôtes australiens, et ex collègue du labo de bio marine... C'est bon de les retrouver... Nous rejoignons Raph et Simone dans leur apart de Dee Why, un sympathique quartier balnéaire de Sydney, où ont débarqué un peu plus tôt d'autres amis belges, Chris et Caro, ainsi que Laf, Laurence et leur petite Juliette... ¨

Nous découvrirons ensemble un Sydney ensoleillé, son opéra, ses rues animées, ses innombrables plages et son "défilé de mode" permanent... me faisant parfois penser à un gigantesque St Tropez... Les gens y sont à première vue très "fashion" et relativement superficiels... il parait que la bronzette est LE hobby national (et le cancer de la peau est LA maladie du 21 àme siècle en Austarlie...)

Visites, shopping et détente sont au programme... Même mode de vie que chez nous, un peu plus à l'américaine mais surtout avec le soleil au rendez-vous... après le boulot, l'australien se délasse à la plage puis sirotte son apéritif en terrasse... pas déplaisant, on s'expatrie??? ;-)






Nous aurons le plaisir de fêter l'année nouvelle sous les éblouissants feux d'artifices écalirant le pont de Sydney, véritable fierté des habitants, avec l'opéra en fond de décor... Magnifiques feux d'artifices sur la ville d'un coté et explosion d'étincelles sur le pont ...

Je laisse les photos parler d'elles même...



Le Laos, j'y reviendrai...

01 DECEMBRE 2007

De retour de Muong Ngoy, nous avons fêté les 32 ans de Phil à Luang Prabang. La petite ville regorge de restaurants et de bars à cocktails sympas. Chaque soir, les touristes déambulent dans un petit marché de souvenirs et marchandent de magnifiques textiles à des prix dérisoires. Aux abords de Luang prabang, nous avons pu admirer de superbes chutes d’eau dévalant en cascades entre les arbres.

Nous avons aussi eu la chance d’y assister au Loy Krathong, un festival thaï qui a lieu ici aussi. A la pleine lune de novembre, les habitants célèbrent les esprits des eaux en déposant de petits radeaux de papier illuminés d’une bougie sur les eaux du Mékong. A la lueur des bougies, leur prières s'élèvent avec ferveur. Une façon très humble de rendre hommage aux bienfaits du fleuve et de s'excuser de le traîter d'une telle façon. Si les occidentaux devaient faire pareil, ils auraient bien des pollutions à se faire pardonner…




Il est ensuite temps de se rediriger vers Bangkok en vue de mon retour au pays. Notre dernière escale est Vang Vieng, une ville aux superbes paysages escarpés bordant une rivière surplombée de petits ponts de bambou. Malheureusement, Vang Vieng est déjà pourrie par le tourisme. Les restaurants à TV et les bars y pullulent. Les touristes y sont affalés dans des canapés tournés vers l’écran et passent leurs soirées devant un épisode de Friends une bière à la main. Il semble que toutes ses habitantes se soient reconverties en vendeuses de pancakes. Néanmoins, Vang Vieng possède un avantage que nous n’avons pas encore trouvé dans nos autres escales laotiennes : on peut y louer une mobylette. Ainsi, Phil et moi repartons sur notre moyen de transport favori à la découverte des campagnes, des villages et des grottes à Bouddhas des environs. Les petits ponts de bambous enjambant les rivières se succèdent, et les droits de passage aussi ;-). Comme de bons petits touristes, nous nous adonnons aussi à l’activité locale et descendons la rivière en nous laissant emporter dans de grosses bouées gonflables, sous le soleil…. Ah vive les vacances !!!

Malheureusement elles tournent à leur fin et il est temps pour moi de sérieusement penser à regagner Bangkok, d’où décolera mon vol de retour. Destination atteinte après quelques heures de bus suivies d’une nuit de train. Nous profitons au maximum de mon dernier jour dans cette grande ville asiatique : copieux repas dans les « food hall » des centres commerciaux, proposant toujours cet incroyable choix de mets divers à prix minis qui me fais saliver rien qu’à y penser, et visite en bateau des canaux de Bangkok Noi.

Le lendemain, je découvre le véritable sens de l’expression « avoir des pieds de plombs » en quittant ce continent qui m’a tant fait vibrer et dont les habitants m’ont tellement touchée par leur simplicité… Pas de doute j’y reviendrai (via Hong Kong cette fois, avec un petit coucou à Sayu et Nico). Phil continue sa route mais on s'est donné rendez-vous dans quelques semaines à Sydney…

A Barhein, mon escale, la compagnie d’aviation (GULF AIR pour ne pas la citer!!!) applique à nouveau sur ma personne sa politique d’élimination des voyageurs solitaires suite à leur intense overbooking. Grrr, il est 2 heures du mat, j’ai déjà 14 heures de voyage et d’attente dans les dents, je montre les crocs. Je finis donc, après de longues négociations relativement agressives, en business class dans un avion me ramenant vers l’Europe.... où la présence de mes amis et de ma famille me console de ce retour trop rapide à mon goût dans ce pays au ciel et aux visages gris... Je survivrai jusqu'à la suite... le soleil australien…dans 3 semaines ;-)

La douceur de vivre du Laos

22 NOVEMBRE 2007

Nous voici Phil et moi au Laos....mon absence de nouvelles traduit bien mon amour pour ce pays... Après un Vietnam aux paysages fantastiques et dont il fallait parfois faire abstraction de la nature plus que commerçante des habitants, le Laos nous semble un havre de calme, de sérénité, et de ferveur religieuse bouddhiste... nous avons atterri a Luang Prabang, ancienne capitale royale ... une (soi-disant) grande ville ressemblant plus à un village pour la petite Belge que je suis ! Peu de véhicules y circulent, il doit royalement y avoir vingt rues macadamisées, et les maisons ne dépassent jamais trois étages... un village quoi!!!! Et qui plus est, est truffé de magnifiques temples au travers desquels on circule comme au travers de places publiques.... les jeunes moines novices nous y accostent et nous racontent leur vie quotidienne, nous avons même eu droit a un cours de bouddhisme approfondi par un jeune moine de 17 ans, et qui, en bonne vision bouddhiste, doit en avoir 600 point de vue maturité. Nous avons pu assister a une séance de prières et méditer avec eux, puis avons été reçus au partage de l`aumône du lendemain matin. Une ballade en bateau sur le Mékong nous a ensuite conduit dans un minuscule village aux ruelles de terre, qu`aucune grande route ne dessert, ou nous avons été accueilli par une ribambelle d’enfants joyeux... avec qui on a pu faire une super partie de ballon (encore une fois merci Math!!!). Je ne saurai dire qui a gagné, probablement nous pour avoir vécu ce moment… pour ma part, j'en suis repartie touchée au plus profond de moi par tant de simplicité, d'humilité et de chaleur humaine.























Malheureusement, Luang Prabang est menacée par sa propre beauté. Cette « ville » voit actuellement son authenticité menacée par le tourisme : ces 2 dernières années, les magazines américains l’ont élue comme étant la plus belle ville du monde. Les touristes affluent, les structures touristiques se multiplient. Bientôt ce caractère de sérénité et de simplicité aura disparu suite à ce qu'on pourrait appeler les dégâts collatéraux du tourisme… auxquels j’aurai, bien malgré moi, participé par ma présence ici.


Après de tranquilles ballades dans cette "ville", nous sommes partis pour le fin fond du Laos, le vrai, l`authentique, loin de toute ferveur touristique, et avons débarqué après quelques heures de route puis une heure de bateau sur une rivière a Muong Ngoy... c`est un petit village de maisons de nattes aux toits de chaume, auquel aucune route n`arrive et ou il n`y a de l`électricité que de 18 à 21 heures... jamais d eau chaude,brrr ,dur pour la frilleuse que je suis!!!! bref un village authentique encore préservé du progrès et de ses méfaits... nous avons fait de superbes ballades dans la région, de village en village, de grotte en cascade, au milieu de la jungle asiatique... Cette fois j`ai retrouve la forêt tropicale décrite dans mes cours de botaniques!!!! Un pays dont les réserves de bois ne sont pas encore surexploitées, ce qui est aussi lié à la très faible densité de population laotienne... Là-bas, nous nous sommes essayés a la pêche au filet, et avons été dans les champs aider au récolte de riz... (euh, je l’avoue, dans les deux cas, moi j`ai juste regarde et bu l`alcool local avec eux, le laolao ; pas capable de soulever 80 kg, même si je m`endurcis!) Les lao s`assurent que nous ne manquions pas d`activités festives nocturnes et surtout, pas de laolao... très accueillant, joyeux, festifs, taquins, ils sont adorables même si je ne comprend qu`une dizaine de leur mots... la philosophie locale peut être résumée en 2 mots : « Saasssaa » et « Bopenjang », signifiant respectivement doucement et pas de problèmes. Ils résument bien leur façon de penser et de vivre, tellement différente de celle de leurs voisins Vietnamiens, plus travailleurs et commerçants dans l’âme… différence probablement liée à la croyance bouddhiste lao qui est absente au Vietnam. Le soleil ne nous a pas lâchés depuis le Vietnam, même si il a fait un peu plus froid a Muong Ngoy qu’à Luang Prabang (à moins que ce ne soit la sensation laissée par la douche froide???)...